Voici le numéro 2 de la newsletter Nancy Finance, consacrée principalement à l'inauguration de la Maison de la Finance
par le Ministre Jean-François Copé.
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Monsieur le Ministre souhaitait rencontrer à la fois ceux qui étudient et ceux qui enseignent à la Maison de la Finance et avoir leurs témoignages. Retour sur ces échanges privilégiés.
Priscilla :Bonjour Monsieur le Ministre, je suis en Master Banque de détail, formation qui nous destine à être chargé d’affaires professionnels ou responsable d’agence. Je suis juriste de formation (niveau Master 1), mais c’est l’aspect commercial du domaine bancaire qui m’a séduite. Les intervenants extérieurs nous apportent un point de vue très concret sur notre futur métier.
Jean-François Copé :Ce Master Banque de détail dure combien de temps ?
Dominique Wein :La formation Master se dispense sur une année, c’est l’ancien DESS. Avec une alternance mi-temps en banque et mi-temps au CFA avec des intervenants universitaires et professionnels.
Sandrine :Je suis chargée d’affaires professionnels chez BNP Paribas à Pont-à-Mousson. Je suis une ancienne apprentie. En effet, j’ai fait ma maîtrise de Sciences Financières en 2004 à la Maison de la Finance. J’interviens maintenant en donnant des cours auprès des BTS Banques (50 heures à l’année) en tant qu’intervenant vacataire. Je vois donc les deux côtés.
Quand on est apprenti, ce qui est extraordinaire c’est l’expérience. Pendant un an, en côtoyant banquiers et professionnels de la finance, on peut bénéficier de leurs astuces, de leurs expériences et d’échanger librement.
Concernant mon poste d’intervenant pour les BTS Banques, formation préparant à des postes de conseillers clientèle pour les particuliers, je me rends compte que les étudiants se comportent réellement en tant que salariés de banque : il y a une certaine maturité, du fait de l’apprentissage. La voie de l’apprentissage n’est pas facile au quotidien parce que cela demande du temps, de l’organisation et beaucoup de travail, mais la motivation et la détermination sont bien présentes au sein des élèves.
Jean-François Copé :Je crois que vous avez tout compris. C’est très bénéfique de faire la première partie dans un parcours de formation et ensuite de passer de l’autre côté de la barrière pour enseigner. C’est formidable !
Gérard Aubert(Directeur du CFA et Délégué Général du CFPB) : La plupart de nos intervenants ont deux origines soit ce sont des universitaires soit des professionnels de la banque qui prennent de leur temps pour donner des enseignements en étant salariés vacataires pour le Centre de Formation des Apprentis (CFA) ou le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB).
Stéphane :Je suis étudiant en Master 1 Finance et apprenti à la Caisse d’Epargne de Lorraine à Lunéville. L’apprentissage nous permet d’être étudiant et en même temps d’apprendre les brides du métier. Cela nous permet d’être capable dès la fin de l’apprentissage de tenir notre projet professionnel.
Gérard Aubert :Lorsque nos apprentis Master 1 entrent dans le monde du travail à l’issue de leur année d’apprentissage, ils démarrent comme chargé d’affaires professionnels. Ensuite en deuxième poste, ils peuvent prétendre à un poste de directeur d’implantation.
Dominique Wein :C’est justement cette alternance entre l’entreprise et le CFA qui les rend très vite opérationnels dès la sortie de leur cursus. Il y a des cours liées aux matières de la banque et de la finance mais aussi tout un environnement de cours liés au management du futur collaborateur de banque.
Marie-Rose :Je suis au début de la formation en Brevet Professionnel Banque, première étape dans le secteur bancaire. J’exerce mon alternance au sein du groupe Caisse d’Epargne de Lorraine à Laxou. J’ai déjà pratiqué l’alternance durant mon bac professionnel commerce. C’est en effet très intéressant d’apprendre la théorie et de pouvoir l’appliquer sur le terrain, à raison d’une semaine de cours et trois semaines en agence.
Jean-François Copé :Vous êtes très diversifiés les uns des autres. Vous avez des profils très complémentaires. Vous êtes les banquiers de demain !
André Rossinot :Comment se fait le recrutement ?
Dominique Wein :Le recrutement se fait sur des critères universitaires et sur la motivation et le comportement du candidat, évalué par un jury mixte. L’effectif total est de 300 apprentis étudiants qui en fait l’un des premiers CFA de banque en France. Il y a plus de 1000 personnes qui viennent se former à la Maison de la Finance y compris sur des formations plus ponctuelles.
Jean-Luc Prévot(Directeur de l’IUP de Finance, Nancy 2) : En tant que représentant de l’université, je peux témoigner de la relation étroite que nous entretenons avec le CFA. L’offre de nos formations est complète, de Bac +3 à Bac +5. Nous avons ouvert il y a deux ans le Master « Ingénierie Financière et Bancaire de l’Entreprise » et nous avons aussi des licences professionnelles (bac+3) en alternance à la Maison de la Finance.
Jean-François Copé :L’originalité c’est que les partenariats sont multiples.
Dominique Wein :Au niveau du CFA il y a un conseil d’administration au sein duquel est représenté l’ensemble des réseaux bancaires. Nous avons des liens très étroits avec la Fédération Bancaire Française (FBF) au niveau national mais surtout régional et départemental, dont le siège est basé ici à la Maison de la Finance. Cela permet aux étudiants de se confronter à leurs futurs collègues et futurs dirigeants.
Jean-François Copé :Je n’ai jamais vu ce concept ailleurs, pourtant je tourne beaucoup : c’est extrêmement original et très opérationnel.
Olivier-Robert De Massi(Directeur Général du CFPB et Délégué Général pour la formation professionnelle) : Le CFPB a 12 et demain 17 centres de formations d’apprentis comme celui-ci. Nancy est pour moi un modèle. Modèle pour les relations entre la profession et l’université, un modèle dans la dimension donnée à l’apprentissage, un modèle aussi dans les relations avec la région. Nous connaissons une très forte montée en croissance parce que nous avons au total plus de 3300 apprentis, 20% de croissance à la rentrée 2006 et à peu près la même perspective pour les années suivantes.
André Rossinot :Quelles sont l’importance et la qualité des relations avec le Luxembourg en matière bancaire ?
Jean-Luc Prévot :Nous avons à la fois des relations de concurrence et de partenariats, dans un respect réciproque. L’université du Luxembourg commence à travailler dans le domaine avec un Master Finance mais qui est totalement différent du nôtre. Il y a une véritable complémentarité.
Dominique Wein :Il est important que nous ayons à Nancy un pôle d’excellence fort en matière de formation bancaire et financière pour justement être en position de force stratégique le jour où l’université du Luxembourg sera en vitesse de croisière. Ainsi nous pourrons justement passer d’autres types de partenariats. Les champs opératoires sont un peu différents. Le Luxembourg a une vision très internationale, peut-être un peu plus élitiste, nous formons le même type de métiers dans la gestion patrimoniale mais nous formons aussi des cadres généralistes pour la banque, effectifs que le Luxembourg ne peut pas former à l’heure actuelle.
Muriel Michel(Maître de conférence en gestion à Nancy 2) : Je me permets de prendre la parole pour y ajouter un témoignage universitaire. J’ai la chance d’enseigner à la Maison de la Finance avec des étudiants très motivés et déterminés pour leur projet professionnel. J’enseigne des matières techniques sur les marchés de capitaux, la bourse ou la réglementation bancaire. Ma vocation pour l’université est née de mon implication dans l’équipe constituée à l’origine de Gérard Aubert et du Professeur Arnould. C’est l’image moderne que j’avais et que j’ai aujourd’hui de l’université française. Une université qui sait travailler en bonne intelligence avec le monde professionnel dans l’intérêt de nos étudiants et dans un respect mutuel de qualité rare.
Jean-François Copé :Je vous remercie tous pour vos témoignages et je vous souhaite bonne chance aux uns et aux autres dans cette démarche qui est selon moi très prometteuse pour la banque de demain.
Enfin, l’Equipe de Nancy Finance a interviewé Monsieur Gérard Aubert, Directeur du CFA et Délégué Général du CFPB qui replacera ce vaste projet qu’est la Maison de la Finance dans son contexte.
Nancy Finance : Que représente la place financière de Nancy aujourd’hui ?
Gérard Aubert :La place financière de Nancy constitue un des atouts considérables pour le Grand Nancy. Cela représente 13 entreprises bancaires, 700 établissements et plus de 5500 emplois. Les banques constituent la principale composante de cette filière « banque-finance-assurances » et multiplient les initiatives, notamment les créations de nouveaux centres et de pôles d’excellence.
En réalisations bancaires et financières récentes, nous pouvons citer le centre d’affaires Lorraine Entreprises de BNP Paribas sur la zone d’activité de Saint Jacques 2 à Maxéville. Nancy a été choisi comme ville référence pour installer cette structure regroupant les quatre départements de la Lorraine et créant ainsi un lien étroit avec tout le réseau d’agences, les métiers de la banque de proximité, centres de banque privée...
La Banque Populaire de Lorraine Champagne a également opté pour Nancy pour son centre d’affaires entreprise et de gestion patrimoniale (rue Hermite), son centre de formation interne au sein de la direction et succursale centre de Meurthe-et-Moselle (rue Saint Jean).
Le centre d’affaires de la Caisse d’Epargne de Lorraine (place Dombasle) et le centre régional de back-office (boulevard Joffre) sont également basés à Nancy. Ce dernier traite de l’ensemble des tâches de back-office des agences, de celles relatives à la gestion des comptes et des crédits pour ses agences de Meurthe-et-Moselle.
Filbanque CIC (Champ-le Bœuf, Laxou) est le centre de contacts clients créé par le CIC Banque SNVB, dont le siège est Place Maginot. Grâce à une plate-forme informatique, ce centre administratif et centre d’appels traite des opérations bancaires par téléphone, la hot-line Internet, pour l’ensemble du groupe CIC ...
Enfin, la Société Générale a ouvert Boulevard de la Mothe, quartier Rive de Meurthe son Pôle Services Clients Lorrain gérant l’ensemble des tâches administratives résultant des opérations commerciales générées dans les 72 agences lorraines.
Nancy Finance : Quels sont les organismes représentatifs de cette filière clé ?
Gérard Aubert :Les banques peuvent s’appuyer sur des institutions dans leurs démarches, notamment la Fédération Bancaire Française (FBF) et l’Association pour les PROfessionnels de la FINance du Grand Nancy (APROFIN).
La FBF est l’organisation professionnelle des entreprises bancaires. Le Comité Départemental FBF 54 regroupe 13 entreprises bancaires, 250 agences, 4500 collaborateurs et 800 000 clients. Le comité Régional FBF regroupe 18 entreprises bancaires, 1150 agences et 10 400 salariés. Leurs missions sont la représentation des entreprises bancaires auprès des différentes institutions et instances régionales et locales, l’échange, l’animation et la promotion de la profession.
Créée en 1995, l’APROFIN est composée de banques, organismes financiers, collectivités, universités, organismes de formation, chambres consulaires... L’objectif est de favoriser la fédération des compétences financières du Grand Nancy et de les mettre au service du développement local et régional.
Nancy Finance : La formation est un des atouts majeurs pour Nancy en tant que place financière...
Gérard Aubert :Complètement. De plus, Nancy fait preuve d’un atypisme certain par rapport aux autres villes de France. Tout d’abord, il est à préciser que le premier Centre de Formation d’apprentis (CFA) interbancaire de France fut créé à Nancy en 1992. D’un point de vue historique, c’est un atout précieux au niveau de la formation. Puis, en 1993 l’IUP Sciences Financières a également ouvert ses portes (actuellement IUP Finance, Nancy 2). En 1995, la licence puis la maîtrise ont vu le jour à l’IUP : là aussi nous étions les précurseurs dans la banque pour ce type de formations.
En 2003, l’IUP a créé le Diplôme Universitaire « Métiers de la Banque et de la Finance », formation dispensée à 50% par des enseignants universitaires et à 50% par des professionnels de la banque. La particularité de ce diplôme est qu’il représente une passerelle pour des profils aux origines diverses (droit, AES, histoire...) et qu’il permet une réorientation vers des filières destinées aux métiers de la finance. L’année dernière, nous avions 17 inscrits et cette année 58 étudiants provenant de branches « non-économistes » profiteront de la formation délivrée par ce DU.
Nancy Finance : Ce type de diplôme peut-il s’exporter en dehors de Nancy ?
Gérard Aubert :Oui tout à fait, le CFBP va ouvrir ce DU avec les universités qui le désirent. Cette offre particulière à Nancy peut être aisément dupliquée aux différents centres de formations CFPB. Il y a un réel besoin de formation « passerelle » de ce type, car cela n’existe pas pour le moment ailleurs qu’à Nancy. Grâce à l’apprentissage et à la construction de ces nouveaux diplômes, nous offrons la possibilité de réussir quel que soit le cursus, l’âge et de trouver de nombreux métiers
Nancy Finance : L’inauguration de la Maison de la Finance a eu lieu en février dernier. Pouvez-nous tout d’abord nous replacer ce vaste projet dans son contexte ?
Gérard Aubert :La Maison de la Finance témoigne de la place prépondérante de la filière « banque-finance-assurances » dans le tissu économique régional. C’est le lieu emblématique et vitrine de ces compétences. La réflexion sur ce projet a débuté il y a plus de cinq ans et son objectif était de rassembler l’ensemble des enseignements de banque et d’assurance (délégation Grand Est du CFPB, le CFA) et toutes les associations représentatives du monde bancaire et financier (FBF, APROFIN) dans un même lieu : au-dessus du siège de Saint-Gobain Pont-à-Mousson. Ce projet, impulsé par la Communauté Urbaine du Grand Nancy et des institutions bancaires et financières, a bénéficié d’importants travaux de réhabilitation.
Nancy Finance : Cette réalisation originale est-elle unique en France ?
Gérard Aubert :La Maison de la Finance, lieu de rencontres et d’échanges est un concept en effet unique et exemplaire en France. Ce principe de centralisation des représentants du secteur permet de générer de la synergie en terme d’image et en terme d’outils de travail. A l’heure actuelle, nous avons 300 apprentis, 1000 étudiants / salariés en formation continue dans nos 15 salles de cours. Comme ce lieu est unique en France, nous avons de nombreux étudiants non-lorrains qui viennent de toute la France pour se former aux différents métiers de la banque, finance ou assurances.
Nancy Finance : La présence de Monsieur Jean-François Copé, Ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’Etat, Porte-parole du Gouvernement, lors de l’inauguration était-elle importante pour la Maison de la Finance ?
Gérard Aubert :La Maison de la Finance, de part son originalité, a besoin de se faire connaître à l’extérieur de son territoire. La visite de chantier de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement avait déjà généré des répercussions nationales en terme d’image. Mais avec la présence de Monsieur Jean-François Copé lors de l’inauguration de la Maison de la Finance, nous renforçons donc au niveau national notre image et la réalité de lieu unique. Le ministre offre une caution supplémentaire à ce projet d’envergure et renforce cette visibilité à l’ensemble du pays.
Nancy Finance : Quels sont les objectifs à venir pour la Maison de la Finance ?
Gérard Aubert :Nous projetons bien évidemment de continuer à valoriser et développer le savoir-faire bancaire et financier. Avec le groupe de travail qui pilote la Maison de la Finance, nous continuerons notre veille sur les nécessités de nouvelles formations, de nouvelles spécialisations afin d’étoffer ensemble les offres de diplômes.
Nous voulons accroître la communication sur cet avantage comparatif que représente la Maison de la Finance. A ce titre, je voudrais rappeler l’ouvrage réalisé par les membres de du bureau d’APROFIN « Nancy, des Portes d’or aux métiers d’argent ». Ce livre, tiré à 5 000 exemplaires retrace les atouts de la filière au travers de son historique, ses réalisations et ses organismes représentatifs : la Maison de la Finance en est donc le fil rouge. En conclusion, je peux dire que nous voulons faire vivre la Maison de la Finance car Nancy de part son histoire, ses innovations, la diversité des formations et son travail efficace d’interface entre la profession bancaire et financière, les universités et les structures professionnelles a une carte à jouer par rapport aux autres villes de France.
Nancy Finance : Merci.
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www.aeras-infos.fr |
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BNP PARIBAS a ouvert en janvier 2007 une nouvelle agence à Essey-lès-Nancy, avenue Foch.
La Banque Populaire de Lorraine Champagne a ouvert en juillet
2006 une nouvelle agence à Nancy, rue St Lambert.
En septembre 2006, double actualité : Yannick BOHN a
pris la tête du secteur de Nancy et Annette GILEWICZ a rejoint le siège de la Banque à Metz en tant que
Directeur du Développement.
L’agence de Nancy Désilles est transférée
en janvier 2007 au Faubourg des Trois Maisons, 84 rue Charles Keller.
Le bureau du Président de l’ACEF (Association pour
le Crédit et l’Epargne des Fonctionnaires) est transféré à l’agence BPLC de Nancy
Haussonville.
En février 2007 une nouvelle agence s’est ouverte,
quartier Rives de Meurthe. Elle est abritée dans l’immeuble "Leszczynski" en face du cinéma
KINEPOLIS.
En mars 2007 est prévue l’ouverture d’une
agence au Faubourg des Trois Maisons.
Le 3 avril 2007 est prévue l’ouverture d’une agence dans le quartier Rives de Meurthe à Nancy, immeuble "Leszczynski" en face du cinéma KINEPOLIS.
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Rédaction : Marylène Didier Directeur de publication : Nicolas Regrigny |
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